Mère Marie de l’Incarnation : 1843-1878

Mère Marie de l’Incarnation, native de la Pommeraye, succède à la fondatrice comme supérieure générale le 2 août 1843. Femme de devoir et de prière, elle obtient la reconnaissance légale de la Congrégation en 1852. Elle travaille à la construction de la nouvelle Maison Mère et à l’expansion apostolique de la Providence : en 1870, la Congrégation compte plus de 553 religieuses et de nombreux établissements. Elle a beaucoup contribué au rayonnement spirituel de la Congrégation.

Mère Marie Alphonse : 1878- 1901

Mère Marie Alphonse trouve une Congrégation en pleine expansion. Douée d’une grande énergie, elle employa son activité à maintenir l’observance de la Règle, la fidélité aux exercices et le dévouement dans les emplois. Mère Marie Alphonse meurt le 24 décembre 1901. La crise engendrée par la loi de 1901 est ouverte.

Mère Saint Joseph du Sacré Cœur : 1902 - 1919

Elue supérieure générale, au lendemain de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, elle fait face à la sécularisation des sœurs enseignantes. Plusieurs écoles sont fermées et l’enseignement primaire public devient gratuit et obligatoire. La Congrégation diversifie alors le champ de ses œuvres et est reconnue comme hospitalière en octobre 1912. La supérieure générale affronte cette période de conflits et de transformations, tant dans l’église que dans la société, avec courage et confiance en la Providence Divine. La société est à reconstruire au sortir de la première guerre mondiale.

Mère Stanislas Kotska : 1919-1927

Sr Stanislas Kostka  est élue supérieure au lendemain de la première guerre mondiale, le 13 août 1919. Elle était sécularisée et directrice d’école libre. Supérieure générale, elle met l’accent sur la vie communautaire et la vie spirituelle qui sont les fondements de tout apostolat fructueux. La Congrégation fait mémoire du centenaire de sa fondation.

Mère Marguerite de Hongrie : 1928-1947

L’après-guerre porte des espoirs de paix avec un retour de la croissance économique. Malheureusement, les années 1930 voient de nombreuses crises (économique, sociale, politique) qui mènent droit à la seconde guerre mondiale.

Elle insuffle à la congrégation l’importance de la vie intérieure en insistant sur le silence et le recueillement. Le 16 juillet, fête de Notre Dame du Mont Carmel, est solennisé et Sainte Thérèse d’Avila est la patronne du noviciat. Un travail de retour aux sources carmélitaines de la congrégation est en marche.

Mère Marie de la Nativité : 1947-1950

Elle incarne le désir de renouveau spirituel, humain, professionnel de la Congrégation. L’Eglise invite les congrégations religieuses à être plus présentes à la société de leur temps. Mère Marie de la Nativité est une femme de foi, attachée au Carmel. Elle travaille à l’intégration dans le « Corps Congrégation » et insiste sur l’esprit de famille un peu fragilisé par la sécularisation. En 1948, première édition de la revue de congrégation « La Ruche » : ainsi, les nouvelles de la vie, de la mission sont données à toutes les sœurs.

Le concile Vatican II est encore loin… Mais, un vent « d’aggiornamento » souffle déjà. Le retour aux sources passe par une recherche de la vie de la fondatrice.

Mère Marie Christiane : 1950-1967

La Congrégation s’ouvre à la mission « ad gentes » avec un départ pour la Côte d’Ivoire en 1953. Mère Marie Christiane poursuit le travail de « retour aux sources » du Carmel et obtient l’Agrégation officielle à l’Ordre des Carmes Déchaux le 18 novembre 1956.

Le Chapitre de 1950 ayant accepté le principe de la création de « travailleuses familiales », cette profession débute dès 1951 en collaboration avec les Petites sœurs de l’Assomption.

Entre 1952 et 1961, la Congrégation accueille trois petites congrégations qui fusionnent avec La Providence. En septembre 1953, 4 sœurs partent en Côte d’Ivoire. La Congrégation fonde en Espagne (1961), en Angleterre (1961-62), mais ces deux dernières fondations fermeront dés 1973 !

En 1962, le Pape Jean XXIII convoque le Concile Vatican II qui fait souffler sur l’Eglise entière, un vent d’espérance.  Le décret sur la « rénovation et l’adaptation de la vie religieuse » invite les congrégations à vivre un « aggiornamento ».

En 1964, la Congrégation fête le centenaire de la fondatrice.

En 1967, suite à des évènements douloureux, Mère Marie Christiane démissionne.

Mère Saint Jean de l’Eucharistie : 1967-1973

Elue au Chapitre « d’aggiornamento », Mère Saint Jean engage la Congrégation dans le chemin de renouveau. Les « capitulantes » vont travailler à l’écriture d’un nouveau Livre de Vie entre 1967 et 1981. Une première assemblée générale aura lieu en 1969, avec 250 sœurs déléguées. Une autre en 1972.

La vie continue de frapper à la porte : le 28 octobre 1969, deux sœurs sont envoyées pour une implantation à l’Ile de la Réunion.

Le chapitre de 1973 est le 2ème chapitre « d’aggiornamento ». Sœur Jeanne Guilbeault est élue Supérieure Générale.

Sœur Jeanne Guilbeault (Paul Emmanuel) : 1973 – 1985

Elle a pour mission première de continuer l’aggiornamento de la Congrégation. En 1981, Mgr Orchamp approuve les nouvelles « constitutions » (le Livre de Vie).

La Congrégation garde son désir d’ouverture. Elle foule le sol du Honduras en Amérique Centrale, en février 1973, puis s’implante au Burkina Faso. En 1982, un noviciat s’ouvre au Honduras, suivi de celui de Côte d’Ivoire en 1983. L’accueil des sœurs des jeunes régions invite à élargir l’espace de notre tente. La Congrégation ouvre une nouvelle page de son histoire et apprend la vie en internationalité.

Sœur Cécile Réthoré : 1985-1997

La Congrégation s’implante au Guatemala (1991), au Salvador (1996), à Madagascar (1997). Les difficultés de gouvernement liées aux structures aboutissent à la création des Régions, suite à un Chapitre « extraordinaire » en 1988 pour l’Afrique et l’Amérique centrale, en 1991, pour France Océan Indien. A partir de 1993, de petits groupes de laïcs se réunissent autour des communautés pour partager la spiritualité et le charisme de la Congrégation. En 1990, a lieu à la Pommeraye la première rencontre internationale des jeunes sœurs de toutes les régions.

En 1996, la Congrégation entre en Fédération carmélitaine apostolique avec cinq autres congrégations (Notre Dame du Mont Carmel d’Avranches -.Sainte Thérèse d’Avesnes – Saint Martin de Bourgueil – Immaculée du Mont Carmel de Nantes – les Auxiliatrices de la Charité).

Sœur Françoise GORIOUX : 1997-2009

L’internationalité se fait croissante. En 1998, la Congrégation s’implante en Asie, au Vietnam. Des sœurs vietnamiennes et malgaches nous rejoignent. La supérieure générale cherche à fortifier l’unité et la communion entre toutes les sœurs. Boire aux sources du Carmel est une nécessité : des sœurs des différents continents se forment à Avila.

En 2005, en présence de nombreux amis et sœurs de différentes congrégations, la Providence célèbre la fusion avec les Congrégations de l’Immaculée du Mont Carmel et Saint Matin de Bourgueil.

La Congrégation accueille des laïcs associés ainsi que la consécration des premières séculières. La famille de la Providence s’agrandit.

Sœur Mariannick CANIOU (2009 -

Premier Conseil Général international. La Congrégation foule le sol du Cameroun en Afrique Centrale : le noviciat de la Région Afrique s’implante à Yaoundé, en 2010.

En 2011, après le séisme de 2010 qui a secoué Haïti, des sœurs des trois régions partent soutenir de petites congrégations haïtiennes pour un temps déterminé.

En 2012, l’Assemblée Inter Régions qui a lieu tous les 6 ans se tient sur tous les continents : les déléguées voyagent d’une région à l’autre pour un temps de réflexion, de célébration et de découverte de la Région. Beaux moments de vie fraternelle, de fête et d’apprentissage de la différence.

Les premières consacrées séculières s’engagent définitivement.

Un noviciat unique est érigé en France par le Conseil Général en 2014.

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