Pendant longtemps, la congrégation a cherché à voir si une implantation sur le continent américain était possible. Des investigations avaient été faites par la Supérieure Générale au Brésil, en 1966, mais aucune n’avait abouti.

En 1973, à l’appel du diocèse du Olancho, les sœurs ont été envoyées à Salamà pour un travail avec les CEB (Communautés Ecclésiales de Base). Les sœurs sont parties pour « partager la vie des gens pauvres, travailler avec eux et pour eux ». Lors des persécutions de 1975, les sœurs ont dû partir, mais elles sont revenues en 1976, à la Union. Cette première fondation a fermé en 2012.

Témoignage :

Voici ce que raconte une sœur de son arrivée au Honduras :

« J’arrive à Nacaomé, un 17 mars d’été particulièrement chaud cette année 1973, au milieu de la fête patronale … Ce village est le point le plus chaud du Honduras ! Marie-Thérèse et Yvonne étaient à la petite ville proche : Choluteca. Elles avaient voyagé en bateau. Le Père Michel Piton nous avait préparé cette première étape pour que nous puissions voir comment on travaillait dans ce pays. Les sœurs qui nous recevaient étaient des Canadiennes arrivées depuis plusieurs années.

Sans trop tarder, nous nous rendons à Juticalpa, notre diocèse d’accueil, où nous rencontrons l’évêque Monseigneur Nicolas d’Antoni. Nous nous trouvons heureusement surprises par sa simplicité, sa joie, la chaleur de son accueil. « Prenez le temps de voir ce qui se vit au Centre Santa Clara (dans une intense activité de formation, de projets sanitaires, éducatifs, en faveur des plus pauvres). Visitez les paroisses qui n’ont personne (la majorité), ensuite vous choisirez où vous voudrez travailler. »

Nous avons choisi la paroisse de Salamá qui était de celles qui avaient le plus de besoins. Nous y sommes arrivées le 1er mai 1973. »

Guatémala

GUATEMALA CIUDAD


Fondée en 1988, dans la capitale du Guatemala, la communauté a déménagé plusieurs fois, en fonction des circonstances. Mais les sœurs ont toujours eu une présence particulière aux personnes vivant sur et de la décharge : le « basurero ».

Elles ont eu à cœur de soutenir les parents dans l’éducation des enfants, de les inciter à envoyer leurs   enfants à l’école.

Aujourd’hui, la communauté de trois sœurs gère et anime un centre de soutien scolaire, grâce à une association française « Enfants Espérance » qui soutient financièrement cette mission.

SAN PEDRO JOCOPILAS


Fondée en 1997.

La communauté est insérée dans un village du Quiché – zone « indigène », pays du peuple Maya. Ce peuple a beaucoup souffert au cours des années de guérilla sous le président Rios Montt dans les années 1980.

Les quatre sœurs insérées dans ce pays vivent proches des gens, allant dans les pueblos pour de la catéchèse, du travail social. Un lieu de « soutien scolaire » a été mis en place en 2013.

Une sœur travaille à la réinsertion d’adultes alcooliques dans un centre spécialisé.

Salvador

SAN SALVADOR


Les sœurs sont arrivées au Salvador en 1996. Après l’insertion de la communauté à Ciudad Merlot, à Izalco (Sonsonate), puis à San Salvador, la capitale, elles vivent depuis janvier 2018, dans la paroisse de Santa Rita, (diocèse de Chalatenango).

Nous sommes reconnaissantes envers Monseigneur Oswaldo de nous avoir appelées à travailler dans ce lieu. Ainsi qu’au père Francisco curé de la paroisse « Dulce Nombre de Maria » à laquelle appartient Santa Rita. Nous les remercions pour leur accueil fraternel et chaleureux. : « Nous vivons notre mission dans des conditions qui nous font proches des gens. » Cela, nous le vivons concrètement à travers les visites aux malades, avec les ministres de l’Eucharistie, les prières de neuvaines pour les défunts, les assemblées des familles, ainsi que l’accueil et le partage gratuit avec les gens, dans notre communauté des sœurs.
« Suivre, accompagner le Christ, rester avec lui exige de `’sortir’ » (du Pape François, le 27-03-2013)
Soyons toutes « serviteurs de l’Amour » ; ne restons pas « encapuchonnées », nous dit Thérèse.

Honduras

TEGUCIGALPA

SUYAPA – Casa Central


Depuis quelques années, des jeunes filles demandaient à rejoindre les sœurs pour vivre la vie religieuse des sœurs de La Providence. En 1982, une maison de formation est construite à Suyapa, pour accueillir postulantes et novices. La maison reste maison du noviciat jusqu’en 1995.

Aujourd’hui, cette maison a été agrandie pour devenir la maison de la Région, avec une partie pour la communauté et une autre pour l’accueil des familles, des sœurs de passage. On l’appelle « Maison Régionale ».

La communauté est formée surtout de jeunes sœurs étudiantes. Trois sœurs vont cependant travailler sur une colline à l’extérieur de la ville : le village Maria José – village construit pour reloger des familles sinistrées, après l’ouragan de Mitch en 1995. L’une est institutrice dans l’école de ce village, une autre est au jardin d’enfants et la troisième vient d’ouvrir un atelier couture pour les femmes qui restent dans le village et désirent apprendre à coudre.

SUYAPA – Casa de estudiantes


En 2004, la congrégation ouvre une maison d’étudiantes à Tégucigalpa, Aldea Suyapa, pour répondre à un besoin des familles et des jeunes filles. En effet, beaucoup de villages sont éloignés de la capitale ou de villes importantes et les familles ne peuvent envoyer leurs filles au collège et /ou au lycée. Par ailleurs, la plupart du temps, les familles ne peuvent payer les études. La congrégation a donc opté pour ouvrir cette maison et chercher des bourses pour aider les familles.

Le foyer accueille 14 jeunes filles. Trois sœurs sont présentes, elles se relaient pour accueillir les jeunes qui rentrent de leurs cours, partager leurs joies et leurs soucis et proposer une animation avec des temps de partage et de prière.

Les soeurs sont toutes engagées dans un travail : l’une est secrétaire à la CONFEREH (Conférence des religieuses du Honduras), une autre économe de la Région et la troisième, éducatrice dans un jardin d’enfants au Village Maria José.

VALLE DE ANGELES

CASA DE ESPIRITUALIDAD LA PROVIDENCIA


Fondée en 1995. Les sœurs s’insèrent dans la paroisse où elles coordonnent la catéchèse. Elles vont aussi dans les petits villages des alentours.
Après l’ouragan Mitch, en 2012, les sœurs mettent en route un projet de bourses d’études et la confection d’uniformes scolaires à bas prix.

En 2015, un nouvel axe missionnaire est confié à la communauté :

  • faire de cette maison une maison ouverte aux groupes et personnes individuelles qui désirent une formation, un accompagnement, un temps de retraite…
  • favoriser la croissance humaine et spirituelle des personnes
  • accueillir du mieux possible les étudiantes de l’école de langue espagnole « Koïnonia »
  • maintenir la spiritualité comme colonne vertébrale de ce projet et que chaque sœur mette ses dons et sa créativité pour faire de la maison un lieu agréable pour les personnes reçues.
  • chercher ensemble les moyens d’assumer l’accueil et s’entraider dans cette mission.
  • selon les possibilités de chacune, garder un lien avec la paroisse.

EL TABOR


En 1984, la Congrégation répond à l’appel du Père Pedro Drouin qui demande que des sœurs puissent venir animer et administrer le Centre du Tabor, centre de retraites.

La Congrégation, parce qu’elle est de spiritualité carmélitaine, désire que, dans chaque région, il y ait un lieu permettant de proposer une expérience de désert et d’oraison. Elle répond donc « oui » à l’appel du Père Pedro.

Dans un cadre de toute beauté, à 1800 mètres d’altitude, trois sœurs sont toujours au service des personnes qui viennent pour un temps de « repos spirituel ». Elles font équipe avec les autres animateurs ou accompagnateurs. L’une d’elles est formée plus spécialement à l’accompagnement spirituel. Une autre est plus particulièrement au service des jeunes de l’université qui viennent régulièrement pour des temps de retraite ou de récollection.

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