La route des abolitions de l’esclavage … pourquoi faire ?

 Juana Francisca est membre de la fraternité carmélitaine de Honduras. Elle participe à la plateforme des rencontres. Elle nous livre son expérience de la route des abolitions…

Depuis qu’on nous a proposé cette activité, une question m’est venue à l’esprit : Pourquoi commencer l’AIR avec une telle route ?

Au fur et à mesure de notre marche sur la route des abolitions, je me sentais très touchée au coeur … Tout d’abord j’ai pris conscience de la dimension universelle de l’esclavage mais aussi d’une dimension individuelle qui nous concerne tous.

Victor Schœlcher, un des abolitionnistes, le résume très simplement :   « Chacun doit s’intéresser à l’innocent opprimé, sous peine d’être victime à son tour, quand viendra un des plus fort que lui pour l’asservir ».

            D’autre part, la route devenait de plus en plus intéressante lors des explications des guides sur les différents sites visités. Tous étaient bien informés et surtout très passionnés par leur sujet.

Alors, les cinq sites que nous avons visités forment un tout très cohérent et se complètent très bien pour donner aux visiteurs une vision très émouvante de ce que le mot « esclavage » veut dire.

Finalement, ce que j’ai apprécié davantage, c’est le fait que cette terrible réalité présentée dans les différents lieux n’est restée guère dans une dimension historique et romantique. Elle est actualisée dans le temps et dans l’espace du monde entier où des esclavages de tout genre s’installent…

 Juana Francisca R.

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