La passion de Jésus

Méditation du Vendredi saint : Isaïe (52, 13-53, 12)
De toutes les souffrances vécues par Jésus de son arrestation à la mort sur la croix, laquelle m’interpelle le plus aujourd’hui ?
Isaïe peint la passion de Jésus à l’image du serviteur souffrant.
« … méprisé, abandonné des hommes… nous l’avons méprisé, compté pour rien… »
Jean nous montre aussi Jésus abandonné et seul : où sont ses apôtres ? Ils ont fui. Pierre va bientôt le renier trois fois.
Où sont les hébreux qui l’acclamaient et sont entrés à Jérusalem ?
Où sont ceux qu’il a guéris, remis débout, touchés et consolés par le don de sa paix ?
Mais plus encore Jésus ressent l’abandon du Père. Silence de Dieu, silence déchirant pour Jésus mais qui témoigne de la volonté du Père de vivre la passion du « Fils bien aimé » en étroite communion avec lui. Mais pour Jésus, c’est l’absence totale du Père qui se tait. L’horreur du supplice, les injures et les coups, il les vit seul.
Relisons ce que dit Jean de la Croix dans le Pastoureau :

…Il ne pleure pas que l’amour l’ait blessé
Car Il n’a pas de peine de se voir affligé
Bien que dans le cœur, il soit meurtri
Mais il pleure en pensant qu’il est oublié (cf. strophe 2)

« Las ! – dit le pastoureau- malheureux
Je suis que de mon amour elle se soit privée
Et ne veuille jouir de ma présence
Et de mon cœur par son amour tout attristé » (cf. strophe 4)

Et après un long temps, il est monté
Sur un arbre où il ouvrit ses beaux bras,
Et mort il est resté par eux attaché,
Le cœur d’amour tout attristé. (cf. strophe 5)

Comment te consoler et te dire mon amour ô mon Dieu sinon regarder et consoler les crucifiés d’aujourd’hui, ses frères, mes frères, les aimer, t’aimer en eux ?

S.J.Charenton

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