Des nouvelles de la Maison Mère, récit n°2

Le 23 mars 2020

Printemps et confinement, émerveillement et fragilité se côtoient.
Alors que nous commençons une deuxième semaine de confinement, le printemps prend ses marques ; déjà la floraison des poiriers, à droite de l’allée saint Michel, nous met dans l’émerveillement.
A l’entrée du portail, deux panneaux nous mettent dans une autre réalité interdisant l’accès aux visiteurs, sauf impératif : « Population fragile sur ce site… »
Progressivement, les mesures de confinement sont entrées dans les esprits et se concrétisent. L’équipe de restauration travaille dans sa bulle, s’organise pour éviter tous contacts. Le personnel est réduit au strict minimum, seulement pour les soins donnés aux sœurs de Béthel. Tout est mis en œuvre pour assurer la barrière de protection.

Confinées dans nos murs, dans une ville, aux rues désertes, dont le silence inhabituel est ponctué par le rythme des deux clochers, qui vient résonner à nos murs, redevenus « clôture ». Ce silence impressionnant ne vient-il pas interroger « notre présence au monde », le sens de notre vie dans cette tradition du Carmel qui nous caractérise si bien. « Nous tenir en présence du Dieu Vivant… A cette rencontre nos frères sont présents… Livre de Vie 10 et 14. Des passages qui sont d’une acuité incroyable dans ce contexte mondial, d’une grande force en ces temps incertains.
Dans la confiance en ce Dieu Vivant, je vous envoie ce récit 2 et vous souhaite dans ce confinement une belle présence entre vous.
Marguerite Gohier

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